De Machy

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AVERTISSEMENT TRE'S-NECESSAIRE POUR
connoistre les principales Regles qui enseignent à bien joüer de la Violle, & à éviter les abus qui se sont glissez depuis quelque temps sur cét Instrument : Avec ce qu'il faut observer pour y composer des Pieces, outre les Regles ordinaires.

Plusieurs personnes de merite m'ont demandé pourquoy l'on n'avoit pas mis jusqu'icy au jour quelque Livre de Pieces de Violle, comme on a fait pour les autres Instrumens, particulierement pour ceux qui seuls font harmonie. La principale raison, à mon avis, est que les uns veulent des Pieces en Musique, & d'autres en Tablature : Ce qui obligeroit de faire une double dépense ; au lieu que l'un ou l'autre suffit pour les autres Instrumens.

Pour satisfaire aussi à la curiosité de quelques-uns qui sont en doute si l'on doit preferer la Tablature à la Musique, pour apprendre à jouër de cet Instrument, je dis que l'on peut jouër de la Violle de trois manieres, aussi bien que du Tuorbe & du Clavessin. On peut pareillement la pincer; ce qui pourroit passer pour une quatriéme : Mais la premiere & la plus ordinaire, est celle de jouër des pieces d'harmonie, qui est le propre de tous les Instrumens qui doivent estre joüez seuls. Et comme celle-cy a toûjours paßé pour la veritable maniere de joüer de la Violle, je commenceray par elle à dire mon sentiment là-dessus, & puis nous parlerons des autres.

Ie dis donc qu'il est trés-certain que l'on peut beaucoup mieux apprendre cette maniere par la Tablature que par la Musique, sur tout les personnes qui ne la sçavent pas. Pour preuve dequoy l'on sçait que la Musique est sujette à plusieurs changemens de Clefs ; qu'on y doit observer les b mols & les diéses, deplus, les unisons, non pas seulement des cordes qui sont à vuide, mais aussi de celles qui n'y sont pas ; outre que bien souvent il faut les doubler sur celles qui sont à vuide. Et il se rencontre encore assez ordinairement des accords sur une même corde, qu'il faut faire sur d'autres, qui causent un grand embarras, sur tout aux personnes qui commencent; ce qui les rebute. Et c'est pour cette raison qu'on se sert de Tablature pour les Pieces de Luth, de Tuorbe, de Guitarre, & des autres Instrumens qui sont à manche, & qui seuls font harmonie ; d'autant que toutes ces difiicultez ne s'y rencontrent pas.

Cette Methode met une personne en état de s'exercer dés la premiere leçon, puisqu'on peut apprendre la Tablature dans un moment : mais il n'en est pas de même de la Musique. Le chemin le plus court est toûjours le meilleur. Les ltaliens, les Allemans, les Polonois, les Suedois, les Danois & les Anglois ont toûjours suivy cette maxime; & l'illustre Monsieur Hautemant s'en servoit aussi pour enseigner, comme on le peut justifier par plusieurs pieces écrites de sa main, qui se trouvent à Paris & ailleurs.

Aprés tout, la Tablature n'est-elle pas la Musique même, qui contient deux choses essentielles, l'Intonation & la Mesure. Les Lettres de la Tablature sont pour la premiere, & les valeurs qui se trouvent au dessus des Lettres, sont pour la seconde. J'ay toûjours donné indifferemment l'une ou l'autre, suivant l'inclination des personnes que j'ay eu l'honneur d'enseigner.

Pour ce qui est de ceux qui ont appris par la Musique, & qui en ont contracté l'habitude, il n'importe pas de quelle maniere ils apprennent les Pieces; quoyqu'on s'y trouve quelquefois assez embarraßé, particulierement à l'égard de celles qui sont déclavées, que l'Autheur seul peut bien entendre. Mais par la Tablature tout est à découvert.

Au reste, pour donner une entiere satisfaction à tous les amateurs de cet Instrument, j'ay fait graver des Pieces en Musique, & d'autres en Tablature, qui sont contenuës en deux Livres, differentes les unes des autres, & sur plusieurs tons. I'ay choisi pour la Musique celles qui s'y peuvent mettre sans faire aucune peine: Il y en a de remplies des deux façons, & d'autres qui le sont moins, & qui ne laissent pas de faire harmonie depuis le commencement jusqu'à la fin. Avec des grandes & des petites Pieces, pour plaire à tout le monde. On peut jouër les Préludes comme l'on voudra, lentement ou viste: Ils ne sont pas fort difficiles ny bien longs, excepté quelques-uns, pour ne pas diminuër le nombre des Pieces, n'ayant pas pretendu grossir mes Livres d'avantage.

Si j'eusse voulu suivre mon inclination, je n'aurois mis en lumiere qu'un seul Livre de Pieces sur toutes sortes de Modes, tant transposez que naturels, mineurs & majeurs, même sur des accords differens; & quelques Pieces à pincer : mais il faudroit avoir eu recours à la Tablature, Pour ne rien hasarder, j'ay pris le milieu, attendant que le temps puisse faire connoistre le reste.

Quant à la seconde maniere de jouër de la Violle, qui consiste à s'accompagner soy-même, ou à chanter une Partie pendant que l'on joüe l'autre, il la faut apprendre par Musique, d'autant que c'en est l'usage, comme pour la troisième qui est de joüer en Partie, ou sur la Partie, soit de la Basse ou du Dessus de Violle; & je ne les ay jamais enseignées autrement. Ce que j'ay dit à l'avantage de la Tablature, n'est qu'à l'égard des Pieces qu'il faut joüer seules : C'est pourquoy il n'importe pas de quelle maniere on les apprenne. Ie ne pretens rien innover, je dis librement ma pensée.

Ie passe aux regles qui sont necessaires pour bien jouër de cet Instrument, parce qu'il y en a peu qui les sçachent. Pour en parler en general il faudroit un Volume entier, il suffit seulement de connoistre celles qu'on est indispensablement obligé de ne pas ignorer. Il est donc à remarquer qu'il y a deux ports de main pour la Violle, aussi bien que pour le Luth, le Tuorbe & la Guitarre. Le premier est de mettre le poulce au milieu du manche, & le premier doigt à l'opposite du poulce, toûjours en rond, à moins qu'on ne soit obligé de le coucher. Il faut aussi que le poignet soit en rond, & le coude un peu levé. Celuy-cy se pratique lors qu'on n'est pas obligé d'étendre la main.

Et pour le second qui est celuy où on la doit étendre, il faut placer le poulce plus au bord du manche, le second doigt à l'opposite du poulce, le premier doigt plus étendu, à moins que quelque accord n'oblige de l'avoir en rond; le poignet dans cette position ne doit pas estre si en rond que dans le premier: Pour le coude, il faut qu'il soit contre la hanche. Desorte que tout ce que l'on ne peut faire dans l'un, se doit observer dans l'autre : Et par ce moyen on peut joüer toutes choses sans peine.

L'on doit prendre garde encore à se servir des doigts qu'il faut, en observant aussi les tenuës, qui sont trés importantes pour trois raisons. La premiere consiste à garder les sons pour entretenir l'harmonie. La seconde sert pour éviter la cacophonie ou le mauvais son : Et la troisiéme pour avoir la main toute portée où il faut qu'elle soit, & pareillement les doigts.

Quant aux tenües, elles sont fort ponctuellement observées sur le Luth, & sur les autres Instrumens à manche, qui font harmonie, comme aussi sur le Clavessin.

Il est certain qu'en pratiquant exactement toutes ces regles, on ne peut manquer de bien joüer. Mais un de mes étonnemens est d'avoir remarqué qu'excepté quelques personnes qui sont habiles pour la Violle, il y en a peu de ceux même qui en font profession, qui ayent entendu parler d'aucune de ces regles, qui sont si essentielles à l'Instrument. Au contraire ils les mépriseront, comme font ordinairement la plus grande partie de ceux qui sont ignorans. Ce qui a contribué de tout temps à la perfection de cet Instrument, est un défaut pour eux, quoyque les plus illustres les ayent toûjours tellement récommandées, qu'ils n'ont jamais fait de Pieces qui ne fussent selon ces regles. Il ne faut pas juger des premieres, parce que l'on ne réüssit pas ordinairement quand on commence; mais bien de celles des derniers temps, & écrites de leur main.

Pour ce qui est des tenuës, si l'on examine les Pieces de Autheurs étrangers qui ont esté fameux, l'on verra qu'elles y sont bien marquées, & que par consequent cela ne doit pas passer pour une nouveauté.

D'autres ne raisonnent guéres juste, qui disent que chacun a sa maniere. Il est vray que chaque Autheur peut differer d'un autre en ses productions, & peut même avoir un caractere different pour le toucher, comme tout le monde differe dans l'écriture, & presque en toutes choses : mais pour les regles, elles doivent estre generales, & fondées sur les mêmes principes. Quiconque soûtiendroit le contraire, se formeroit des principes qui ne rouleroient que sur le hasard & sur le caprice. Ce qui paroistroit au moment qu'il tomberoit entre les mains d'habiles gens.

Enfin, pour répondre à quelques-uns qui veulent persuader que des Pieces d'un chant simple sont préferables à celles qui sont harmonieuses, je dis qu'ils se font plus de tort qu'ils ne pensent, puisqu'ils montrent par là qu'ils sont ignorans dans celles-cy. Et lors qu'ils citent les pieces d'un chant simple de quelque habile homme, pour s'autoriser de son exemple, ils ne remarquent pas qu'elles sont faites pour plusieurs Violles : ce qui est facile à connoistre. Vne personne peut avoir la main excellente & joüer agreablement de beaux chants, quoyque simples : mais il faut comparer cecy à un homme qui joüeroit parfaitement du Clavessin, ou de l'Orgue, d'une seule main : ce jeu simple pourroit estre agreable ; neanmoins on n'appelleroit pas cela joüer du Clavessin, ni de l'Orgue.

Il en est de même de ceux qui veulent reduire la Violle à des Pieces simples. Ce qui n'a jamais esté en usage pour cet Instrument joüé seul. Qui sçait faire le plus, fait bien le moins quand il veut. Ils croyent en donner de bonnes raisons, en disant que les accords empêchent qu'on ne fasse de beaux chants & des agrémens; & que par consequent on ne peut joüer si tendrement. Ainsi le Dessus de Violle & d'autres Instrumens de cette nature, seroient preferez à tous ceux que j'ay citez pour l'harmonie. Ils se trompent asseurément. Quand un homme sçait bien sa profession, les accords ne doivent pas l'embarrasser en composant de beaux chants avec tous les agrémens necessaires pour joüer tendrement : Et il n'y a que ceux qui ne se servent que d'un port de main, & qui bien souvent n'en ont point du tout, qui soient de ce sentiment.

Ie tombe d'accord que ces difficultez se rencontrent dans les choses qui ne sont point faites exprés pour l'Instrument, comme dans les Airs de l'Opera & autres Pieces, & qu'il vaut mieux en ces occasions preferer le chant & les agrémens, aux accords qui empêcheroient d'en faire: mais dans les Pieces que l'on compose pour la Violle, l'on doit éviter, autant qu'il se peut, d'en interrompre l'harmonie. Ce n'est pas que je veuïlle que l'on fasse des profusions d'accords, qui ne servent de rien quand ils ne sont pas selon que les regles de l'Instrument le prescrivent, quoyque bons quant à la Musique.

Ie parle à ceux qui ne se soucient pas de mettre sur le papier tout ce qui leur vient dans l'idée, sans examiner si ce qu'ils font convient pour la main, l'Archet & le reste; & qui croyent se mettre à couvert de tous les reproches qu'on leur feroit, en disant seulement, que pourvû que ce qu'ils font plaise, cela leur suffit. Qui est une réponse sans aucun fondement, puisqu'on peut dire que l'on a de tout temps plus aimé le mal que le bien.

Ie reviens aux accords. On peut les détacher, mais que ce soit avec prudence. Ils sont fort agreables en plusieurs rencontres, quand on les sçait bien prendre: Et l'on doit éviter tous les endroits qui demandent des tenuës & des agrémens, s'ils n'y peuvent estre.

I'ay crû qu'il seroit à propos d'expliquer icy comme l'on doit faire les agrémens & le reste. il faut appuyer le tremblement selon la valeur de la notte, & le faire égal. Le petit tremblement, qui est ce qu'on nomme un tiret sur le Luth, se fait de même, excepté qu'il n'est pas continüé. Le tremblement sans appuyer, est de serrer un doit contre un autre, sans appuyer que fort peu sur la corde. Le martellement est de lever le doigt de la notte ou de la lettre, aussi-tôt qu'elle est touchée, & le remettre en même temps. Le double martellement se fait de mëme, estant redoublé. Le port de voix, qui est ce qu'on appelle cheutte sur le Luth & autres Instrumens, se fait par anticipation d'une notte ou d'une lettre à une autre. Le battement doit estre commenncé ayant le doigt levé, & continüé comme le tremblement. L'aspiration qu'on nomme aussi plainte, se fait en variant le doigt sur la touche. Il y a des gens qui veulent que cela s'appelle miaullement par allusion. Quand le martellement est avec le tremblement, le petit tremblement, ou le port de voix, on le doit toüjours faire le dernier. L'uni-son ordinaire ou simple, est le mëme son d'une corde à vuide, ou d'une autre. Quand il est doublé, ce sont deux cordes ensemble. La tenuë ordinaire se marque avec une ligne, pour montrer qu'il ne faut pas oster le doigt de dessus les nottes ou les lettres, que toutes celles qu'elle comprend ne soient finies. La tenuë de nottes se marque par les nottes mêmes, comme au Clavessin, en tenant les doigts sur la plus longue en valeur, & ne les ostant point que toutes celles qu'elle contient ne soient aussi finies. La liaison de nottes est de supposer que deux noires font en valeur une blanche, & ainsi des autres.

Le coulé d'Archet est de faire plusieurs nottes ou lettres, d'un seul coup, tant en poussant qu'en tirant ; & celuy qui est coupé se fait en levant l'Archet à moitié, pour le porter sur d'autres cordes, en évitant celles qui sont entre deux. La mesme chose se fait sur celles qui sont proche, quand on est obligé de le faire, particulierement lors que les nottes ou lettres sont pointées, & qu'il est necessaire d'animer celles qui sont aprés les points, tant en poussant qu'en tirant, & sans reprendre le bras. Il faut toûjours accorder le poignet avec le bras; car qui ne jouëroit que de l'un ou de l'autre, comme plusieurs font, ne feroit jamais rien qui vaille.

Ie ne pretens instruire que les personnes qui, sans sçavoir ces regles, veulent composer des Pieces ; car chacun s'en pique aujourd'huy. Et afin d'y bien réüssir, j'explique la difference qu'il y a entre harmonie & melodie. La melodie est un seul chant; lequel estant accompagné d'une ou plusieurs Parties differentes, de voix ou d'Instrumens, s'appelle harmonie. Pour entendre cecy, il faut distinguer deux sortes d'Instrumens: Les uns ne font ordinairement seuls que melodie, comme la Flûte, le Violon, le Dessus de Violle &c. ausquels, pour les rendre harmonieux, l'on ajoûte des Parties. Ce qui n'est pas necessaire'aux autres qui font harmonie d'eux-mêmes, comme au Clavessin, au Luth, au Tuorbe, à la Guitarre & à la Violle, estant joüez seuls.

Ie n'explique cela que pour prouver la necessité qu'il y a de faire harmonie quand on jouë seul, puisque l'on convient qu'elle est l'ame de la Musique. Lors que quelques Ecoliers veulent des Pieces d'un chant simple, pour leur propre satisfaction, il est bon de leur en donner, sur tout quand ils ne sont pas capables d'autre chose; & mesme d'en jouër devant ceux qui les aiment de cette façon.

Il me semble avoir suffisamment dit mon sentiment touchant les regles qui sont les moins connuës & les plus necessaires; il ne me resteroit plus qu'à faire le Panegyrique de la Violle : mais comme cela ne me conviendroit pas si bien qu'à une personne qui n'en feroit point profession, je n'en diray rien, sinon que la voix est le modele de tous les lnstrumens, & que celuy-cy l'imite des mieux.

Ie declare enfin à toutes les personnes qui auront de mes Livres, & à ceux même qui n'en auront pas, qu'ils me feront honneur lors qu'ils voudront conferer avec moy sur mes Pieces, & sur ce que je mets en avant. Ie seray tous les Samedys en état de les recevoir chez moy, depuis trois heures jusqu'à six, où je leur feray voir la pratique de toutes les regles dont j'ay parlé, & la necessité qu'il y a de les observer sur la Violle, qui n'est pas moindre que les autres Instrumens où elles sont en usage.

Ma principale veuë dans ce dessein n'a point esté de m'ériger en critique, quoyque j'aye fait un assez long discours, que j'ay crû necessaire, estant le premier qui ait fait imprimer sur ce sujet; mais de donner seulement de l'émulation à ceux qui sont habiles, pour suivre le chemin que je leur trace, & faire part au public de leur travail. Ie me tiendray trés-heureux & trés-recompensé de mon petit essay, lors que je verray les effets que j'en attens; & cela m'engagera encore à passer plus avant.

Demonstrations des Agréments, unissons, tenües, liaisons, Coulés d'archet, et autres.

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Le p. Signifie pousé, et le t Tiré au Commencement de la premiere et Seconde partie de chaque piece, puis on n'a qu'a poursuivre

Explication des Lignes, des Lettres et de la valeur pour la Tablature

Les Lignes Representent les Cordes: Scavoir la premier d'enhault marque la Chanterelle et ainsy des autres en desçendant par ordre et les Lettres qui sont audessous de la Sixiéme ligne demonstrent la Septiéme Corde.
l'a est a vide, le b. marque la premier Touche, le C. la Seconde, et ainsy des autres par Ordre Consecutif.
Et quand il se Rencontre dautres lettres audessus de l'H qui demandent une huitiéme ou neufieme Touche et plus, il faut en user de mesme que sy elles y estoient, comme il arrive pour la musique, lors que des Nottes passent la Septiesme Touche,
La valeur en Musique est la mesme pour la Tablature, et les Lettres qui ne sont marquées d'aucune, gardent celles de la derniere Lettre qui en a une.
On fait le C. et l'e. pour la Tablature autrement qu'à l'ordinaire.

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Les Agréments, Liaisons et Coulés d Archet des Pieces en Musique sont les mesmes pour celles de Tablature, les Lettres marquent naturellement les Unisons et les Tenües de Nottes
Example

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